Écurie Moulagny
Alors avant de vous parler davantage de l’écurie, on s’est dit qu’il était peut-être temps de nous présenter.
Je ne suis pas venue aux chevaux comme on l’imagine souvent. Ils m’ont toujours fascinée, mais je ne monte pas depuis l’enfance : c’est en devenant propriétaire de Toly que j’ai vraiment découvert ce que cela représente au quotidien.
Avec lui, j’ai beaucoup appris : observer, chercher à comprendre, adapter, me remettre en question — et mesurer toute la responsabilité que représente le fait d’avoir un cheval.
Peu à peu, ils ont pris de plus en plus de place dans notre vie. Bandit nous a rejoints, puis le cheval d’une amie, puis d’autres. Bien avant Moulagny, notre quotidien s’organisait déjà autour d’eux et de tout ce qu’il fallait imaginer pour les accueillir au mieux.
Lorsque nous avons découvert les écuries de Planquery, nous pensions simplement y installer nos propres chevaux. Des propriétaires étaient déjà là et souhaitaient rester. C’est comme ça que Moulagny a commencé.
J’avais alors six années à mon compte derrière moi. Aujourd’hui je prends en charge l’essentiel de la vie de l’écurie. Ce qui me demande le plus d’attention, c’est la composition des groupes et l’arrivée d’un nouveau cheval : les groupes se font selon les besoins alimentaires, le caractère et les besoins sociaux de chacun, et un cheval qui arrive passe d’abord par une période d’acclimatation, entouré des autres mais sans intégration brutale — jamais sans l’accord de son propriétaire.
Le reste suit : le quotidien, les échanges avec les propriétaires, le lien avec le vétérinaire et les intervenants, la communication et les projets.
Et parce que gérer une écurie ne veut pas dire que l’on sait tout, je continue à prendre des cours chaque semaine et à me former, notamment autour d’une approche éthique du cheval.
« S’il y a bien une chose que les chevaux m’ont apprise, c’est qu’avec eux on n’a jamais vraiment fini d’apprendre. »
C’est moi qui écris ces lignes : David n’est pas du genre à parler de lui.
Il a peu monté enfant. L’envie lui est revenue bien plus tard, en me voyant partir régulièrement en balade. Et puis Bandit est arrivé un peu par hasard — il devait rester quelque temps chez nous avant d’être vendu. David l’a monté, et finalement il n’est jamais reparti. C’est avec lui que David a trouvé sa place auprès des chevaux.
À Moulagny, son rôle est très complémentaire du mien. Les projets se réfléchissent à deux : on imagine, on confronte nos idées, on adapte. Puis vient le moment de les rendre possibles, et là c’est souvent lui qui passe à la réalisation — paddocks, clôtures, terrains, réparations, matériel, travaux. Une grande partie de ce qui permet au lieu de fonctionner et d’évoluer.
David est à son compte lui aussi. Son activité lui laisse plus ou moins de disponibilité selon les saisons : on se relaie, et on se répartit le quotidien en fonction des périodes.
Avec les chevaux, il est plutôt discret. Il n’a pas besoin de faire quelque chose avec eux : il aime simplement être là, les observer, passer du temps au milieu d’eux.
« Nous avons choisi de vivre au milieu des chevaux. Moulagny est né de l’envie de partager ça. »
Aurélie enseigne sur le site et accueille ses propres élèves. Elle n’est pas salariée de l’écurie : elle exerce en indépendante, avec ses tarifs, son planning et sa pédagogie.
Les cours ne sont pas obligatoires pour être en pension à Moulagny, et chacun reste libre de faire venir l’enseignant de son choix.
La visite se fait sur rendez-vous, et on prend le temps de tout montrer.
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